Burkina Faso/Code électoral : le Conseil constitutionnel déboute l’opposition

Ouagadougou (© 2018 Afriquinfos)- Après avoir saisi le Conseil constitutionnel suite au vote en fin juillet d’une nouvelle loi électorale consacrant les Cartes d’identité nationales et les passeports comme documents de votation des Burkinabè de l’étranger en 2020, l’opposition politique burkinabè a été débouté ce lundi par le conseil.

Les juges du Conseil constitutionnel du pays ont dans une décision prise le 17 août dernier, et publiée ce lundi, estimé que cette nouvelle loi est « conforme à la Constitution du Burkina Faso ».

Cette décision des juges met en périls l’opposition burkinabè qui avait introduit le 2 août un recours contre le code électoral voté le 30 juillet en son absence.

Tandis que la nouvelle mesure stipule que les documents fournis pour s’inscrire sur la liste électorale et pour voter sont désormais, pour les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, la Carte d’identité nationale burkinabè (CNIB) et le passeport ordinaire, celle-ci est dénoncée par l’opposition, pour raison que  la loi qui limite, l’ouverture de bureaux de vote uniquement aux ambassades et aux consulats, a pour but d’exclure de nombreux Burkinabè vivant à l’étranger, notamment en Côte d’Ivoire, alors que le pouvoir estime que les Cartes consulaires ne sont pas fiables.

L’opposition politique a appelé ses militants à se mobiliser pour une série de marches en vue de protester  dans les jours à venir, depuis le vote de la loi.

Le président Roch Marc a fait de la question du vote des Burkinabè de l’étranger l’une de ses promesses électorales. Aussi M. Roch a annoncé qu’il briguera en 2020 un second quinquennat.

Xavier-Gilles CARDOZO

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