Afrique centrale : vers l’institution d’une conférence des ministres contre la traite

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Ils ont également recommandé la mise en place des mécanismes de coordination au niveau régional pour lutter contre la traite à travers la redynamisation de l'unité en charge de la traite au sein de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC).

"A l'issue de cet atelier nous renforcerons davantage dans le débat public, la prise de conscience et la prise en compte de la problématique de la traite des enfants dans notre sous-région Afrique centrale. Il revient à nos ministères en charge des affaires sociales, de la promotion de la femme, de la justice et des droits humains, de l'intérieur, de donner des orientations et des instructions fermes aux travailleurs sociaux, policiers, magistrats, pour endiguer ce fléau", a déclaré la ministre congolaise des Affaires sociales, Emilienne Raoul, à la clôture de l'atelier.

Selon la représentante au Congo du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), Marianne Flach, "de nos jours, des milliers d' enfants sont victimes de traite en Afrique de l'ouest et du centre. A Brazzaville et à Pointe-Noire, 1.800 enfants sont potentiellement affectés par la traite. Ils viennent précisément de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Bénin".

Elle a demandé aux pays de la CEEAC de "mettre l'accent sur la prévention du phénomène pour tarir la demande..Mais la prévention ne suffit pas à elle seule. Il est surtout nécessaire de réprimer les auteurs ou trafiquants par l'application de la loi dans toute sa rigueur".

Ouvert le 17 janvier dernier, dans la capitale économique congolaise, Pointe-Noire, cet atelier a regroupé plus de 60 participants venus du Congo, de la République Démocratique du Congo (RDC), du Gabon, du Cameroun et du Bénin.

Il a connu également la participation de l'UNICEF et du Centre des Nations Unies pour les Droits de l'Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (CNUDHD).