La France reste ouverte à « une réforme ambitieuse » du franc CFA (Bruno Le Maire)

Paris (© 2019 Afriquinfos)- Après la déclaration faite par le président Emmanuel Macron selon laquelle le sujet délicat de l’avenir du franc CFA pouvait être discuté « de manière apaisée » et «sans tabou». C’est autour du ministre français des Finances, Bruno Le Bruno d’assurer que son pays est ouverte à « une réforme ambitieuse » du franc CFA, toutefois en rappelant que c’est aux États membres de la définir.

 Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a assuré vendredi que son pays était ouvert à « une réforme ambitieuse » du franc CFA, tout en soulignant qu’il revenait aux États membres d’en décider.

«Nous sommes ouverts, avec le président de la République, à une réforme ambitieuse de la zone franc », a affirmé le ministre lors d’une conférence de presse à Paris, au terme d’une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des pays membres du franc CFA.

«Nous sommes disponibles et nous sommes prêts », a-t-il ajouté. « Ensuite, c’est aux États membres de décider ce qu’ils souhaitent. C’est à eux et à eux seuls », a prévenu le ministre français qui a dit entendre «les attentes des États et des peuples » sur la réforme du franc CFA, en vigueur dans 15 pays africains répartis en trois zones.

S’exprimant, il a longuement énuméré les mérites de cette devise, alors que les pays d’Afrique de l’Ouest ont l’intention de se doter d’une monnaie l’année prochaine. «La zone franc est un espace de stabilité et de prospérité», a assuré Bruno Le Maire.

«Elle permet à tous les États membres de travailler ensemble, d’être solidaires, de faire converger davantage les économies», a-t-il déclaré. « Être ensemble, ça protège ! C’est vrai pour les États de la zone franc et c’est vrai pour les États de la zone euro», a-t-il souligné.

Il a aussi qualifié d’acquis « fondamental » la stabilité des taux de change pour la zone franc « à un moment où l’on voit resurgir le risque d’une guerre des monnaies et des changes », rappelant aussi qu’il n’y avait pas d’inflation dans les pays membres.

 

 

V. A.