Projections de croissance 2021 et 2022 de la BAD en Afrique: De grandes disparités d’une région à une autre

Le Produit intérieur brut (PIB) a considérablement chuté lors de la 1ère année de crise sanitaire (2020). A l’exception de l’Afrique de l’Est, on note un résultat négatif  dans toutes les autres parties du continent : c’est ce que relève l’édition 2021 des «Perspectives économiques en Afrique» de la BAD.

  Le document de la Banque Africaine de Développement (BAD) examine les performances et les perspectives de croissance de l’Afrique dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Il se concentre sur la résolution de la dette, la gouvernance et la croissance en Afrique.

Et de manière globale, c’est en Afrique Australe qu’on enregistre le PIB le plus bas, la région ayant été la plus affectée par la récession. L’Afrique du Nord reste quant à elle la région qui a le moins souffert en la matière, et aussi celle qui devrait le mieux rebondir selon les prévisions de la banque africaine.

En 2020, l’activité économique a été limitée en Afrique par la pandémie mondiale de la COVID-19. Après s’être contracté de 2,1 % en 2020, le PIB réel africain devrait croître de 3,4% en 2021. Cette reprise prévue après la pire récession enregistrée depuis plus d’un demi-siècle sera soutenue par une reprise du tourisme, un rebond des prix matières premières, et la levée des restrictions induites par la pandémie. Ces perspectives sont toutefois sujettes à une grande incertitude liée à des risques externes et internes.

Dès le début de la crise en 2020, les gouvernements ont annoncé des mesures de relance budgétaire dont le coût varie de 0,02 % du PIB au Soudan du Sud à 10,4 % du PIB en Afrique du Sud. La Banque estime que les gouvernements africains ont besoin d’un financement brut supplémentaire d’environ 154 milliards d’USD en 2020/2021 pour répondre à la crise. Ces mesures de relance ont engendré nombre d’implications immédiates et directes sur les soldes budgétaires, les besoins d’emprunt et les niveaux d’endettement.

Mais vu que les pays ont pris la mesure de la situation et monté divers systèmes à divers niveaux pour s’adapter, les chiffres devraient rebondir significativement en 2021 et en 2022 d’après la même étude.

Qu’en est-il de la dette africaine ?

  Le rapport fait également le point sur les difficultés liées à la résolution de la dette e et propose des réformes pour améliorer les processus de résolution

La résolution de la dette en Afrique a souvent été désordonnée et longue, avec des conséquences économiques coûteuses.

Les conséquences économiques de la restructuration de la dette souveraine sont moins graves dans les pays qui agissent de manière préventive et collaborative et dans ceux disposant d’une gouvernance économique plus forte. Cependant, il a fallu plus d’une décennie pour mettre en œuvre l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), et la récente résolution de la dette en Afrique a été retardée par de longs litiges avec des créanciers privés et officiels. L’absence d’une résolution ordonnée et réussie de la dette souveraine, en particulier avec les créanciers privés, rend les perspectives de surendettement inquiétantes pour les économies africaines.

 

Vignikpo A.

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