Hommages continentaux à la suite de l’annonce du décès de Tshala Muana

Kinshasa (© 2022 Afriquinfos)- Dès l’annonce de sa mort, les hommages à la chanteuse congolaise Tshala Muana se sont succédés sur les réseaux sociaux ce samedi 10 décembre 2022. C’est toute l’Afrique qui a été affectée par la disparition de celle qu’on a surnommé “Mamu Nationale”, en République Démocratique du Congo. De personnalités politiques, au monde du show-biz africain, passant par de simples internautes, chaque entité a tenu à saluer la mémoire de l’illustre disparue.

« On se souviendra de son engagement pour la cause nationale et africaine, sa Rumba mélangée à la tradition Luba et ses titres (Lwatuye, Karibu yangu, Nasi nabali et autres) aux leçons morales et d’éthique« , a twitté le ministère de la Culture congolais.

Pour le président de ‘’Ensemble pour la République’’, Moïse Katumbi, par son immense talent, sa voix et sa danse, Tshala Muana a enflammé le Congo et le monde. « Son départ nous prive d’une artiste accomplie. Notre Mamu nationale fut une femme courageuse et engagée.  Toutes mes condoléances vont à sa famille et à ses millions d’admirateurs« , a écrit le leader « d’Ensemble pour la République » sur son compte Twitter.

Parmi les artistes qui ont rendu hommage à Tshala Muana sur les réseaux sociaux, on retrouve : Mbilia Bel qui a publié une photo avec la chanteuse sur Instagram : “Kende malamu… Yaya na ngai. Pars en paix”, a-t-elle écrit. Koffi Olomidé a également partagé une photo de lui avec Tshala Muana: « Mon coucou est parti… Un amour vrai… Elizabeth Tshala de Koffi, repose en paix… Je présente mes sincères condoléances à sa famille biologique et à tous les Congolais« , s’est-il ému.

Je suis terrassé par la nouvelle de ta mort, notre Reine. Une telle mort de trop est inacceptable face aux massacres tragiques causés par nos ennemis. Ta voix combattante aura contribué aux grands épisodes de l’histoire de notre pays. Que vive Mamu Nationale ! Ya Tshala wetu ! « , a écrit Héritier Wata sur Facebook. Fally Ipupa a également rendu hommage à Tshala Muana: « Rest in peace la Reine du mutuashi, Mamu Nationale, Mama Tshala Muana« , a-t-il réagi.

Le jeune chanteur Innoss’B, a également célébré la chanteuse congolaise de renommée internationale pour son héritage. « Merci pour votre héritage à notre culture congolaise, reposez en paix Mamu Nationale Tshala Muana« , a-t-il compati de son côté.

« Ta voix combattante aura contribué aux grands épisodes de l’histoire de notre pays…« , a ajouté écrit Edmond Izuba, Responsable du site d’information « Opinion-Info.cd », pour rallonger les hommages.

L’Afrique de l’ouest n’est pas restée indifférente

À Cotonou, où elle s’est produite plusieurs fois en concert, Tshala Muana était omniprésente dans la programmation des radios et des boîtes de nuit. Son décès rappelle des souvenirs aux mélomanes des années 1980, et bien au-delà.

«Mon papa m’a montré une photo avec Tshala Muana, c’était lors d’un concert à Cotonou», a raconté un Béninois. «Quand on faisait les soirées, quand il n’y a pas de titres de Tshala Muana, il n’y a pas de soirée», résume un autre. «Quand ma maman l’entendait chanter, elle nous demandait d’augmenter le volume de la radio; tout d’abord, elle est belle, elle chante bien, elle danse bien…», a-t-il témoigné.

Pour les Béninois, une reine est morte : celle du Mutuashi, une danse avec jeu de bassin, coup de reins, nombril dévêtu, et jupe fendue sur le côté. Une chorégraphie ou une séquence Mutuashi sur scène était toujours parmi les moments forts des concerts de Tshala Muana, gestes qui déclenchaient beaucoup de fantasmes dans le public.

Bien connue des mélomanes ivoiriens dans les années 1980 pour avoir vécu dans le pays, la reine du Mutuashi a également reçu des hommages en Côte d’Ivoire. « Je me souviens avec force des échanges que nous avons eus à l’ambassade lorsqu’elle est venue solliciter le visa en vue de se rendre en Côte d’Ivoire à l’occasion de la célébration des 50 ans de carrière musicale de la chanteuse Aïcha Koné« , a confié l’ambassadeur ivoirien en RDC, Metch Adjé Silas.

De son vrai nom Elisabeth Tshala Muana Muidikayi, la native de Lubumbashi était devenue célèbre pour avoir modernisé et donné ses lettres de noblesse au folklore du peuple Luba, le Mutuashi, dont l’origine remonte probablement au Moyen Âge. Elle a tiré sa révérence ce samedi 10 décembre 2022 dans un centre médical, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Vignikpo Akpéné

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