Dernier round des Coupes africaines 2021 : Plusieurs complaintes contre des sifflets du week-end écoulé 

Le Caire (© 2021 Afriquinfos)- Le week-end écoulé, les quarts de finale des compétitions interclubs africaines ont rythmé l’actualité sportive sur le continent. Mais plus que les résultats obtenus sur le pré, ce sont les plaintes émanant de certains autour de la prestation de certains arbitres, qui ont tenu le haut du pavé des informations.

C’est d’abord le club égyptien d’Al Ahly bien que victorieux (2-0) face aux Sud-africains de Mamelodi Sundowns, qui a lancé la première salve. Dans un communiqué publié sur son site officiel, le club cairote indexe le trio arbitral sénégalais qui a dirigé la rencontre. Un pénalty et de nombreux actes d’anti-jeux contre ses joueurs auraient “été passés sous silence par Maguette Ndiaye et ses assistants Djibril Camara et El Hadj Malick Samba”.  Al Ahly interpelle à cet effet la CAF et souhaite que la Video assistance referee (VAR) soit introduite dans les compétitions interclubs africaines.

La sortie du club de la capitale égyptienne n’a pourtant pas trouvé un écho favorable auprès des journalistes qui ont couvert ou commenté la confrontation. Nombreux sont ceux qui ne trouvent pas justifiées les complaintes des dirigeants d’Al Ahly. “Sur une action, le contact entre le gardien des Mamelodi Sundowns (Dennis Onyango) et un attaquant égyptien, on peut estimer que le joueur du club sud-africain a essuyé ses crampons et il aurait pu être averti ou sanctionné mais sur l’ensemble du match, c’est exagéré de dire que Maguette Ndiaye et ses assistants ont faussé la rencontre”, a notamment réagi Frank Simon de ‘France Football’.

Du côté du Wydad de Casablanca qui était opposé au MC Alger et a obtenu un nul (1-1), on a aussi exprimé son mécontentement quant à l’arbitrage. C’est directement au Président de la CAF que le club marocain a adressé un courrier pour se plaindre! En cause, un but refusé à la 34ème par l’arbitre éthiopien Bamlak Tessama, sur un hors-jeu jugé inexistant.

Plaintes vives

«Après l’élection de M. Patrice Motsepe à la tête de la CAF et son annonce de vouloir introduire la VAR en Ligue des champions, nous avons considéré que c’était le début d’une nouvelle ère qui allait rompre avec les anciennes pratiques dont le WAC a été victime et qui ont privé l’équipe d’un titre légitime au stade de Radès (en référence à la finale de 2019 contre l’Espérance Tunis, ndlr). Cependant, nous avons été surpris d’appendre que la VAR ne serait pas disponible en quarts et reportée aux tours suivants. Contre le MCA, le staff arbitral nous a privés d’un but légitime qui n’avait même pas besoin d’être approuvé par la VAR», a déploré le WAC, en demandant des explications à la CAF.

«A cet égard, nous demandons à la CAF d’apporter des clarifications sur les raisons réelles pour lesquelles la VAR n’est pas utilisée dès les quarts et d’expliquer pourquoi le WAC doit toujours payer au prix fort les problèmes de gouvernance et de management de la CAF ?  Est-ce acceptable que la CAF ne réagisse pas aux fautes désastreuses commises par le staff arbitral ?», a taclé le courrier signé par le président Said Naciri. «Nous demandons au patron de la CAF d’intervenir pour mettre fin à l’injustice que subit le WAC et d’annuler les cartons jaunes donnés aux joueurs wydadis, sans aucune raison logique», a encore souhaité le club.

L’autre club de Casablanca, le RAJA qui est allé faire 1-1 contre les Orlando Pirates ou encore le Jaraaf du Sénégal défait (0-1) par le Coton Sport de Garoua se sont aussi indignés de l’arbitrage.

Au regard de ces nombreuses plaintes émises par les clubs africains eux-mêmes sur les arbitres du continent, on peut aisément s’expliquer la faible représentativité des sifflets africains lors des compétitions internationales.

Boniface T.

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