Brian Nichols, ambassadeur américain à couteaux tirés avec le gouvernement zimbabwéen

Harare (© 2019 Afriquinfos)Les autorités d’Harare accusent l’Ambassadeur américain en poste dans le pays de se comporter en opposant. La faute à des messages laissés sur les réseaux sociaux par ce dernier et qui imputaient la responsabilité de la situation désastreuse dans laquelle se trouve le pays à la mal gouvernance.

Le changement de régime au Zimbabwe n’a visiblement pas arrangé les relations entre Washington et Harare. En témoigne les tensions qui prévalent entre le diplomate américain en poste dans le pays et les autorités locales. Ce jeudi, c’est le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères, Sibusiso Moyo, qui a accusé Brian Nichols de se comporter comme « un membre de l’opposition », après ses commentaires sur les réseaux sociaux.  Le chef de la diplomatie zimbabwéenne visiblement très remonté, rappelle que la convention de Vienne sur les relations diplomatiques « ne permet pas à des ambassades de se comporter comme des citadelles de l’opposition, préoccupées par la médisance, les insinuations et même les insultes au gouvernement hôte ».

Les difficultés économiques que traverse le pays et la volonté du gouvernement de faire croire que les sanctions américaines en étaient la cause, explique cette sortie. L’ambassadeur américain a en effet tweeté que les sanctions américaines n’étaient en rien responsables de la faillite du pays et que la responsabilité incombe à la gestion catastrophique de ceux qui le dirigent et aux abus du gouvernement contre ses propres citoyens ». « Plus de 60 millions de dollars de fonds publics disparaissent et personne n’est tenu responsable. #Cenesontpasdessanctions# », pouvait-on lire sur son compte twitter.   « Manque de respect » rétorque Harare qui se réserve le droit de sanctionner si cette situation persistait.

Boniface T.