UEMOA/Passage à l’ECO : après l’annonce d’Abidjan, Ousmane Sonko attend la réaction des autres Chefs d’Etats

Dakar (© 2020 Afriquinfos)- C’est le 21 décembre 2019 que les Présidents Alassane Ouattara et Emmanuel Macron ont annoncé à Abidjan la Réforma su Franc CFA qui devrait aboutir à l’avènement de l’Eco dans u  premier temps dans la zone UEMOA. Intervenant à ce sujet sur les ondes de nos confrères de RFI, l’opposant Sénégalais Ousmane Sonko à juger cette décision de salutaire mais n’en attends pas moins des précisions mais aussi une prise de position claire des autres chefs de la zone UEMOA.  

L’Invité Afrique de RFI de ce jeudi 16 janvier s’est notamment prononcé sur la future monnaie unique de la CEDEAO. L’opposant sénégalais Ousmane Sonko répondant à question sur ses impressions après l’annonce faite en décembre dernier par les Chefs d’Etat ivoirien, Ouattara et Français, Macron estime que « c’est un bon début » indiquant que «  sur les questions liées à l’appellation, au dépôt des réserves de change à la Banque française et même à la présence française dans les institutions, on a fait un bond qualitatif. ».  Le leader du parti Pastef/Les Patriotes qui est l’un des principaux partisans de la réforme du CFA sur le continent en attend évidemment plus. « Nous considérons que maintenant il faut s’atteler aux questions techniques, la question de la parité fixe, et il y a la question également de l’institution qui doit gérer cette monnaie. Nous, les opposants et la société civile africaine, qui avons porté ce combat depuis pas mal de temps, nous nous étions opposés à nos présidents qui disaient que le franc CFA est une excellente monnaie », confie-t-il à Charlotte Idrac.

Ousmane Sonko souhaite également que les autres pays de la zone Ueamo affichent leur position quant à l’annonce faite par Alassane Ouattara et son homologue français : «  si cela change, c’est parce que la France a décidé, uniquement avec un président, d’une monnaie qui concerne huit pays. On n’a entendu jusqu’à présent aucun autre président de cette zone s’adresser à son peuple. Or, la monnaie est une affaire du peuple » a déclaré l’opposant.    Pour lui, sur la question de la monnaie unique tout comme sur le sujet de la présence militaire en Afrique, « il n’y a pas de sentiment anti-français, en réalité. Il y a un sentiment patriotique et panafricain. Je crois que le président Macron a compris cela. J’ose espérer que cette dynamique va continuer. « C’est un pas important. Le président français et la France ont compris qu’il est temps d’écouter un peu plus les Africains et d’aller vers un changement du paradigme qui fonde nos relations » a déclaré le candidat à la présidentielle de février 2019 arrivé 3ème avec plus de 15% des voix.

Boniface T.

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