Deux morts dans un attentat visant la police à Abuja

"Le siège de la police a été la cible d'une explosion, tout a été soufflé", a déclaré à l'AFP le porte-parole adjoint de la police nationale, Yemi Ajayi.

"Un kamikaze présumé est mort dans l'explosion. De nombreux véhicules ont été détruits, a indiqué de son côté le porte-parole des services de secours, Yushau Shuaib, qui a ajouté ensuite qu'un agent de la circulation avait été également tué.

Selon la police, cette attaque serait le fait de la secte islamique Boko Haram, responsable d'attaques meurtrières dans le nord du pays ces dernières années. Elle intervient au lendemain des menaces d'attaques "violentes" proférées par cette secte.

La bombe a explosé dans un parking à l'intérieur du siège de la police et détruit complètement 33 véhicules.

Un témoin a affirmé avoir vu de son balcon plusieurs personnes ensanglantées sur le sol. Il n'a pas été en mesure de préciser si ces personnes étaient décédées.

Un autre homme, résidant à proximité du lieu de l'explosion, dit avoir entendu plusieurs explosions puissantes.

"Il y a eu une forte détonation, ma maison a tremblé comme si le toit allait s'effondrer. Puis, il y a eu une autre explosion. J'ai entendu quatre explosions", a indiqué cet homme qui souhaite conserver l'anonymat.

Selon Ezéchiel Manzoun, un autre représentant des services de secours, "la bombe était placée dans une Mercedes Benz sur le parking du siège de la police".

La police a précisé que l'agent de circulation, venait de faire entrer le véhicule du kamikaze dans le parking pour la fouiller lorsqu'il a été soufflé par l'explosion à 11h00 locale (10h00 GMT).

Cette explosion est la dernière d'une série d'attentats qui ont visé la capitale fédérale du Nigeria depuis octobre dernier. Le premier attentat était intervenu à proximité de la fête de l'indépendance le 1er octobre, il y a eu ensuite l'explosion dans une buvette, la veille du nouvel an, et enfin il y a deux semaines quand le président Jonathan Goodluck a prêté serment.

Le siège de la police est situé à moins d'un kilomètre des bureaux et des logements de la présidence.

Les routes ont été fermées à un kilomètre autour du site de l'explosion et un épais panache de fumée s'élevait de cette zone.

Cette attaque n'a toujours pas été revendiquée. Elle intervient, au lendemain des menaces d'attaques "violentes" proférées par Boko Haram, responsables de plusieurs attentats mortels, principalement dans le nord du pays, et qui a déclaré qu'elle ne souhaitait plus discuter avec le gouvernement.

Le groupe, qui a revendiqué pour la première fois des liens avec des islamistes en Somalie, a déclaré que les tentatives de dialogue avec Jonathan Goodluck étaient un échec.

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