La CEDEAO demeure fermement opposée à l’arrivée de Wagner au Mali et au Sahel

Abuja (© 2021 Afriquinfos)- La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO reste toujours préoccupée par la situation politique et sécuritaire au Mali. Les fortes suspicions de connivence entre les autorités maliennes de transition et les sociétés privées de sécurité notamment celle russe Wagner, n’agréent pas les dirigeants de l’organisation régionale qui l’ont à nouveau fait savoir.

La région du Sahel et la crise sécuritaire et politique qui prévaut au Mali étaient évidemment au cœur des débats entre les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO réunis dimanche dernier à Abuja. Au terme de leurs travaux, on pouvait notamment lire dans le communiqué que la Conférence «réaffirme son engagement à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, conditions préalables à l’intégration économique et au développement de la région».

C’est à ce titre qu’elle se dit préoccupée par la lenteur dans la préparation des élections. Elle demeure également préoccupée par les risques pour la région d’une intervention de sociétés de sécurité privées au Mali.

Le groupe russe Wagner tape en effet aux portes de Bamako et l’attitude des autorités de transition qui maintiennent le flou sur leurs intentions, ne rassure pas les Etats membres de la CEDEAO qui comme l’Europe et les Etats-Unis mettent la pression sur Assimi Goïta et ses compagnons d’armes afin qu’ils ne franchissent pas le pas.

S’agissant du volet politique, les dirigeants de la CEDEAO indiquent avoir «pris note d’une communication officielle du 9 décembre, adressée par les autorités maliennes à la CEDEAO, pour l’informer que le chronogramme des élections sera transmis au plus tard le 31 janvier 2022, et pourrait être discuté avec une mission de la CEDEAO».

Néanmoins, la conférence réaffirme : la nécessité de respecter la date du 27 février 2022 pour la tenue des élections ; maintient les sanctions déjà imposées ; décide d’imposer des sanctions additionnelles dès le 1er janvier 2022 si aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections, à fin décembre 2021. Un médiateur sera en outre envoyé à Bamako pour notifier lesdites décisions aux autorités maliennes.

Afriquinfos

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