Accueil Afrique de l'Ouest Ghana Ghana : Appel pour des mesures de santé préventives face à la baisse du soutien des donateurs

Ghana : Appel pour des mesures de santé préventives face à la baisse du soutien des donateurs

Ghana : Appel pour des mesures de santé préventives face à la baisse du soutien des donateurs

Face à la baisse imminente du soutien financier des partenaires de développement, il est nécessaire de gérer les ressources limitées de ce secteur, estime le gouvernement.

La ministre de la Santé Sherry Ayittey a lancé cet appel à l' ouverture lundi du Sommet sur la Santé 2014, un événement de cinq jours du ministère de la Santé réunissant le ministère de la Santé et les partenaires de développement.

"Face au recul du soutien des donateurs, nous avons besoin d'une gestion financière prudente, ce qui signifie que nous devons couper les dépenses non prévues au budget. Le gaspillage doit être diminué", a-t-elle souligné.

Un moyen de canaliser efficacement les moyens financiers limités du gouvernement et des partenaires de développement consiste à se concentrer sur les mesures préventives, a-t-elle dit.

"Nous nous sommes trop concentrés sur les soins curatifs, mais comme le dit le proverbe, mieux vaut prévenir que guérir", a déclaré la ministre.

Ce sommet annuel fait partie des activités du gouvernement ghanéen pour assurer le dialogue avec ses partenaires dans la prestation des services de santé, faire le bilan des activités de l'année précédente et définir des stratégies pour la nouvelle année.

Il réunit des responsables des services publics, des fonctionnaires du secteur de la santé, des organisations non- gouvernementales actives dans ce secteur, des acteurs du secteur privé, des organisations de santé religieuses, des représentants de la médecine traditionnelle et des partenaires de développement.

La ministre a également ajouté que le Ghana était en bonne voie pour remplir les Objectifs du Millénaire pour le développement ( OMD) quatre et cinq, mais qu'il restait des défis inhérents dans le système.

L'insuffisance des financements, celle de l'accès aux services de planification familiale pour les femmes et les jeunes filles, et les lacunes dans les délais de prestation des services, ainsi que le manque de coordination entre les prestataires de service, l' État et les partenaires de développement, comptent parmi ces défis,a-t-elle dit.

     Il est également nécessaire d'améliorer la prestation des Services d'assurance santé nationale (NHIS), en particulier en matière de paiement rapide des créances par les prestataires de service, pour renforcer l'accès universel à la santé, a-t-elle également déclaré.