Revue de la presse ivoirienne du 1er mars

FRATERNITE MATIN

Le fait le plus spectaculaire qui aura marqué les 100 jours de Daniel Kablan Duncan est incontestablement l'important événement relatif à la mobilisation des fonds pour le financement du Plan national de développement. Il s'agit du Groupe consultatif réuni, les 4 et 5 décembre 2012 à Paris. Résultats de cette rencontre : 4300 milliards de francs obtenus de la part des bailleurs de fonds. Ce montant faramineux, pour l'heure, n'est qu'au stade de promesses fermes, sans calendrier précis de décaissements. Il y a donc encore du travail à faire de la part des autorités ivoiriennes pour entrer en possession de ces ressources. D'où les instructions du président Alassane Ouattara à ses collaborateurs de se mettre à la tâche. Pour avoir reçu, cinq sur cinq, l'injonction du chef de l'Etat, le Premier ministre qui est très à cheval sur la célérité, a réuni, dès le retour à Abidjan, les membres du comité spécialement mis en place pour la récolte desdits fonds. C'était le 13 décembre 2012. Il leur a signifié qu'il fallait aller dans le sens de la célérité voulue par le président de la République.

NORD-SUD

Le 42ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest a tiré ses rideaux jeudi à Yamoussoukro. Un sommet marqué par la reconduction d'Alassane Ouattara à la tête de la CEDEAO pour un second mandat d' un an. L'annonce a été faite par Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la CEDEAO qui a lu le communiqué final. "La Conférence décide de reconduire le président Alassane Ouattara à la tête de la Cedeao pour un nouveau mandat d'un an", a- t-il annoncé, non sans rendre "un hommage appuyé" au chef de l'Etat ivoirien pour son bilan jugé positif par ses pairs. Juste reconnaissance des efforts du président Ouattara qui jamais n'a failli face à la double crise malienne et bissau-guinéenne. Pour ce second mandat, les crises malienne et bissau-guinéenne étant en voie de résolution, Alassane Ouattara compte s'attaquer aux défis économiques, sécuritaires et de développement dans l'espace CEDEAO.

L'EXPRESSION

Le rideau est tombé jeudi sur l'audience de confirmation des charges retenues contre l'ex-président Laurent Gbagbo. Les preuves de l'accusation sont-elles suffisantes pour engager un procès contre lui ? Le dernier jour de cette audience était capital. La stratégie des avocats de l'ex-président ivoirien, qui dénoncent un procès politique, a porté principalement sur trois axes. Tout d' abord, ils ont expliqué que si Laurent Gbagbo devait être jugé, c' était en Côte d'Ivoire et non à La Haye. Ensuite, ils ont tenté de discréditer le travail du procureur en l'accusant d'être imprécis et partial. Enfin, ils ont affirmé que les violences commises durant les 10 années de crise ivoirienne devaient être uniquement imputées aux Forces nouvelles et à Alassane Ouattara, qui, selon eux, ont déclenché les hostilités. Laurent Gbagbo qui a succédé à ses avocats à la barre, n'a pas réussi à faire peser la balance en sa faveur ou à mieux éclairer la Chambre préliminaire I sur les charges portées contre lui. Du coup, il y a une soif de savoir que la CPI devra étancher pendant le procès qui sera certainement long.

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