Faso/Terrorisme : 626.000 personnes dans une situation humanitaire pitoyable (Réseau accès aux médicaments essentiels)

Ouagadougou (© 2019 Afriquinfos)-La menace terroriste a occasionné la fermeture d’une soixantaine de centres de santé. Ce qui a plongé quelques 626 000 personnes, é «dans une situation sanitaire et humanitaire pitoyable», a relevé jeudi, le Réseau accès aux médicaments essentiels(RAME).

«La situation sanitaire des zones d’attaques est véritablement alarmante et il sera prétentieux de pouvoir décrire toutes les difficultés et souffrances que vivent les populations sur le plan sanitaire dans ces zones », a déclaré le directeur exécutif nationale du Rame, Hamidou Ouédraogo.

La structure révèlent une « situation humanitaire pitoyable qui s’aggrave de jours en jours, marquée par un nombre de plus en plus croissant de déplacés internes, de réfugiés et des fermetures d’établissements sanitaires », a souligné M. Ouédraogo qui s’exprimait lors d’une conférence de cette organisation de la société civile,

Il a relevé que selon la situation humanitaire faite par le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies(OCHA),  le nombre des centres de santé fermés à la date du 21 août 2019 s’élevait à 60 contre 39 en fin juillet (selon le Centre des opérations de réponse des urgences sanitaires), soit une augmentation de plus de 35%.

Il a par ailleurs noté que 65 centres de santé étaient en fonctionnement réduit en août contre 57 en juillet.

«Cette situation prive 626 000 personnes d’accès à des soins de qualité», a-t-il confié.

Le RAME a par ailleurs regretté que cette situation soit aggravée par la confiscation et la destruction des équipements de santé ainsi que les grèves répétitives dans le secteur de la santé.

M. Ouédraogo a précisé qu’en juillet 2019, 6 ambulances, 4 tricycles, 3 motos et des médicaments ont été confisqués au district sanitaire de Gorom-Gorom sans oublier les 5 équipements et matériels (ambulances, tricycle, et mini-car) confisqués à Djibo.

La structure a également souligné que 23 centres de santé ont reçu des menaces des terroristes et qu’un agent de santé a perdu la vie dans une attaque récente dans la région du centre-nord.

Et s’il n y a pas de réponses satisfaisante de la part de l’Etat face à la dégradation de la situation sanitaire dans ces zones, M. Ouédraogo trouve que l’on risque d’ assister à un rebondissement possible des certaines pandémies comme le paludisme, la tuberculose, les hépatites, des possibles épidémies de choléra, de paludisme et de méningite ainsi que l’apparition des nouvelles pathologies du fait du manque d’informations sanitaires dans ces Zones.

Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes qui occasionnent un déplacement massif de populations et un besoin important en services sanitaires aussi bien dans les zones de départ que celles d’arrivée

Lire aussi

[custom-related-posts]
Afriquinfos.com © Copyright 2020, Tous droits réservés