L’ONU soutient la politique d’ouverture des frontières pour lutter contre la sécheresse dans la Corne de l’Afrique

Peter Gilruth, directeur de la Division de l'alerte précoce et de l'évaluation (DESA), a déclaré lors d'une interview donnée à Xinhua que l'amélioration de la circulation transfrontalière des éleveurs et de leur bétail serait une façon plus efficace de traiter la question des "réfugiés climatiques" que de restreindre leurs mouvements.

"Les gouvernements de la région doivent trouver des solutions", a-t-il déclaré, ajoutant : "La vie est déjà difficile, et elle sera plus difficile encore si l'on réduit la mobilité des populations".

M. Gilruth, qui fait partie d'une équipe de 22 scientifiques qui ont classé la crise alimentaire dans la Corne de l'Afrique au rang de troisième plus grand défi environnemental dans le monde, a déclaré qu'une gestion efficace des vivres et du bétail était également d'une importance capitale.

"Essayer d'empêcher les populations de se déplacer pour accéder aux ressources reviendrait de toute évidence à créer plus de problèmes", a souligné M. Gilruth.

Les directeurs du PNUE estiment que la sécheresse dans le nord du Kenya, en Ethiopie, en Somalie et à Djibouti, qui provoquent des mouvements transfrontaliers massifs, est une catastrophe naturelle, mais que la faim et la famine qui l'accompagnent est une crise d'origine humaine.

"Les pasteurs doivent changer leurs habitudes de vie et apprendre à vendre leur bétail. Ils doivent aussi apprendre à vendre leurs excédents agricoles lorsque la production est bonne. Cette pratique ne fait pas partie de leur culture, mais elle peut apporter une solution à leurs problèmes", a souligné M. Gilruth.

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