Gabon: Ali Bongo en piste pour 7 nouvelles années, seulement 04 Chefs d’Etat africains étaient à son investiture

Libreville (© 2016 Afriquinfos) –  Le président gabonais a été investi ce mardi pour un deuxième mandat de sept ans, quatre jours après la validation de sa réélection contestée par son rival Jean Ping.

«Le peuple gabonais a fait le choix de la démocratie et de l’Etat de droit (…), à travers un processus démocratique reconnu par tous, y compris par les observateurs étrangers», s’est vanté dans son discours d’investiture Ali Bongo Ondimba, 57 ans, après avoir prêté serment main gauche sur la Constitution, main droite levée vers le drapeau vert-jaune-bleu.

Le chef de l’Etat qui rempile a déploré «tous les événements malheureux qui ont suivi l’annonce des résultats du 31 août». L’annonce des résultats provisoires de sa victoire avait provoqué un pic de violences de 48 heures avec des morts et des arrestations par centaines.

La cérémonie a eu lieu sous haute sécurité au palais présidentiel du bord de mer, à Libreville, en présence de quatre chefs d’État africains: du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, du Togo, Faure Gnassingbé, du Niger, Mouhamadou Issoufou, et leur homologue Carvalho de Sao Tomé et Principe.

De leur côté, le Premier ministre du Congo, du Maroc, de la Centrafrique, du Tchad et du Sénégal, le ministre de la Justice du Cameroun et le président de l’Assemblée Nationale de la Guinée équatoriale étaient présents, et d’autres pays de la région ont envoyé des délégations. Quatre des adversaires d’Ali Bongo Ondimba ont participé à la cérémonie d’investiture, tout comme le représentant de l’Union européenne au Gabon.

Une élection présidentielle toujours contestée par la communauté internationale

La France était représentée par son ambassadeur à Libreville, tout comme les Etats-Unis.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a «regretté» samedi dernier que l’examen des recours n’ait pas levé «tous les doutes» sur la réélection du président gabonais. Les observateurs électoraux de l’Union européenne ont aussi «regretté» dimanche dernier que la Cour constitutionnelle « n’ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées» lors du scrutin présidentiel du 27 août. «Je ne crois pas qu’on puisse dire voilà, tout est fini, ça continue comme avant, c’est toujours les Bongo qui gagnent», a indiqué à l’AFP une source diplomatique du quai d’Orsay.

«Il y a un très fort rejet du système Bongo, en particulier dans la jeunesse», cite cette même source. «Je ne suis pas sûr que Bongo soit en position de force politique aujourd’hui. On ne voit pas les messages de félicitations pleuvoir.

Il faut voir ce que va faire l’Union africaine maintenant. Nous, on n’a pas pris acte, on n’a pas pris note, on a dit que la décision de la Cour ne levait pas tous les doutes. Maintenant, c’est une décision de l’Etat gabonais, on ne va pas la contester. Le Gabon reste un partenaire», conclut cette source. M. Bongo a été élu avec 50,66% et 172.990 voix contre 47,24% et 161.287 voix à M. Ping, selon la décision de la Cour constitutionnelle rappelée lors de la cérémonie d’investiture par sa présidente, Marie-Madeleine Mborantsuo.

BELLA EDITH

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