Diplomatie francophone : Le Gabon veut intégrer le Commonwealth dès le mois de juin 2021  

Libreville (© 2021 Afriquinfos)- Les autorités gabonaises sont à pied d’œuvre pour faire valider l’adhésion de leur pays au Commonwealth, l’organisation intergouvernementale des pays ayant en partage la langue anglaise. Le président gabonais qui a rencontré à cet effet la Secrétaire générale du Commonwealth le 11 mai dernier, estime que c’est un processus qui pourrait aboutir dès le mois de juin prochain.

La prochaine réunion des Chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) se tiendra à Kigali en juin prochain. C’est à cette occasion que le Gabon sera fixé sur son adhésion ou pas à l’organisation qui réunit 54 Etats, pour la plupart d’anciennes colonies de l’Empire britannique. Pour le chef d’Etat Gabonais présent à Londres le 11 mai, c’est tout bon : Cette volonté commune pourrait se concrétiser dès le prochain Sommet du Commonwealth à Kigali», a annoncé Ali Bongo dans un tweet après son entrevue avec la Secrétaire générale du Commonwealth, Patricia Scotland.

Cette rencontre entre les deux personnalités intervient quelques jours après qu’une délégation de l’Organisation internationale a achevé une évaluation de la candidature à Libreville. Les émissaires du Commonwealth se sont notamment rendus dans le pays en avril dernier pour rencontrer les partis politiques, la société civile et le gouvernement afin de juger si la candidature gabonaise respecte les critères d’adhésion : promotion de l’État de droit, respect des droits humains et de la démocratie, etc.

Les résultats de l’évaluation de ces critères ne sont pas encore connus. En effet, l’organisation fait la promotion d’une série de valeurs communes à ses membres dont l’égalité, la non-discrimination, la primauté du droit. Le Commonwealth promeut également la démocratie dans ses 54 pays membres et la liberté individuelle, tout en poursuivant l’égalité et la lutte contre la pauvreté. Les résultats de cette mission ont été transmis aux pays membres du Commonwealth et d’eux dépendent le sort du Gabon.

L’intérêt de Libreville pour le monde anglophone est vieux. Ali Bongo avait en 2012 initié des démarches afin de faire de l’anglais la deuxième langue officielle du pays. Il s’agissait pour les autorités de mieux préparer leurs compatriotes à la mondialisation. «Le Gabon veut se développer et s’offrir les meilleures opportunités. Quand vous sortez de l’espace francophone, si vous ne maîtrisez pas l’anglais, vous êtes quasiment handicapé. Il s’agit (…) de faire en sorte que les Gabonais soient armés et mieux armés», avait défendu Alain-Claude Bilie-By-Nze, alors Porte-parole de la Présidence gabonaise.

Boniface T.

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